Blog de antonov


antonov de Qyzylorda


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Je suis une vedette, une machine à delaver - Dimanche 07 Septembre 2008 à 17h56






J'étais là, assis sur un banc degueulasse, la gare tout autour qui se faisait la belle, je ne comprenais plus bien les choses, d'ailleurs je ne les avais globalement jamais comprises, mais ça c'est une autre histoire. Je sortais de chez elle. Elle c'est cette femme riche et conne, dans ses bras à se contempler, les yeux dans son verre vide. Je l'ai pas detesté, bien sûr. Pas aimé non plus. Le temps d'une nuit juste. Pour pas se mettre à chialer comme un con, sur un bout de trottoir à ne pas savoir où dormir. Je m'etais rentré donc dans un maudit bar, puant la richesse et les convenances, à vaquer l'âme, le ptit cahier à spirales qui ne me quittait plus. Une vodka. Et les regards qui se posent sur moi. Il vous suffit de vous asseoir à une table d'un bar, de sortir un stylo et une feuille ou n'importe quoi d'autre, pour qu'on vous prenne pour un écrivain fameux et celebre, et que les gens, bien comme il faut fassent leurs kékés pour penser être dans un roman, enfin un truc pour être eternel quoi...ils sont cons comme même des fois. Elle s'est approchée la trentaine sous prozac, ma troisième vodka. L'oeil petillant d'y croire, qu'elle prend. Tout le tralala ensuite. La chaire faible et l'âme triste. Et se reveiller, la bouche sèche et sans voix de voire ce tas tout à côté. Qu'elle reprendra lundi son boulot de directrice des ressources humaines chez Enjoy instute. J'ai recuperé mes vêtements en vrac, choper tout ce que je pouvais trouver qui me semblait avoir de la valeur,ouvert puis refermé la porte avec douceur, dans la cage d'escalier se rhabiller, tremblant de partout, le vent glacial qui monte, et s'engouffre au fond de ma peau. Ptit salaud heureux. Bien content de ne pas avoir dormi ailleurs. J'avais fait ça plusieurs fois depuis l'epoque où j'etais passé dans le televiseur chez Guillaume Durand pour la promotion de mon premier roman sur la vie de Juliette Greco, avec la p'tite notorieté, du coup. Vous savez les cultureux de cette espèce qui ne lisent que les résumés dans Telerama et s'esclaffent dans le génie d'untel. Si si ça existe, je vous le dis. Enfin, bon, j'avais trouvé le jeu assez marrant, dans la récréation de l'abrutisme bourgeois. Oh oui je sais bien sûr, je ne devrai pas en être très très fier, je culpabilise parfois, pas souvent je vous rassure. Je me suis arrêté dans un café un ou deux quartiers plus loin, mon sac noir à ouvrir, jeter un coup d'oeil sur le butin, pas grand chose au final, et je m'en fichais pas mal. Bien heureux de mon larcin ridicule. Boire le journal, et lire le café, ou l'inverse. Le beau parisien derrière son comptoir, pas souriant du tout, qu'aurait bien voulu rester quelques heures de plus dans son lit, porte de Bagnolet, au lieu de venir s'emmerder à servir des trucs degueulasses à des gens degueulasses. Je suis sorti, j'ai marché encore un peu plus loin, deposé une gourmette en or dans la casquette renversée d'un clochard qui n'avait rien qui cloche. Engueler une vieille degoulinante balladant son chihuahua orange fluo, quartier des halles. Et m'arrêter là ou ici; ça et là. Regarder des jeunes, ivres et heureux qui jettent leurs dernières canettes de despe dans les massifs à fleurs. Je me suis retrouvé tout con, vraiment. Ou presque. A me quitter ou presque. Je suis retourné, gare Montparnasse...le froid dedans, toujours, les escalators qui crachent sans arrêt son flot de voyageurs paumés, impressionnés.Et me voici donc, ici, sur le banc deguelasse à attendre un rien qui me ferait basculer dans l'ivresse, mais bien sûr tout est venu, et je me suis endormi au bruit des trains qui partent et qui ne reviennent plus.


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L'été vu par les gens - Dimanche 31 Août 2008 à 15h50



































Voici le récapitulatif des photos d'été, avec... la participation de

Angelik

 

 

Angie

 

 

 

 

Antonov

 

 

Cali

 

 

Cali encore

 

 


 


 


 

Cali re encore

 

 

Frank

 

 

 

 

 

Justyne et ninice

 

 

 

 

 

 

 

Laronde

 

 

 

 

Paskkal

 

 

 

Peppermint

 

 

 

SXNG

 

 

 

 

Et Xavier

 


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Un peu plus loin - Mercredi 30 Juillet 2008 à 20h19




 


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La vie de Pierre (la suite de la suite) - Dimanche 27 Avril 2008 à 13h01



 


Et nous avons fini saouls comme chaque soir, comme chaque nuit, à gueuler dans les rues chics de ce Paris perdu, « Les bourgeois c'est comme les cochons plus ça devient con, plus ça devient.... », tagguer au POSCA les 4x4 de ceux contre qui on gueulait. Rue des trois frères, sur le retour. « Parce que j'ai trop souffert avec les femmes » qu'il me balance comme cela, Jean. «  c'etait la réponse à ta question de tout à l'heure, dans le bar ». Desemparé.. «  Mais c'est pas une réponse ça! Franchement, ça t'arrive aussi de souffrir avec des hommes, c'est n'importe quoi!! » Rigolant. « Mais ce que tu comprends pas c'est qu'avec les hommes je n'attends rien de bien grand...donc, bien sûr je souffre, mais à ptite mesure, par rapport à tout le bazaar des femmes, c'est rien, c'est ridicule même, total! ».Perplexe mais convaincu. « T'as peut être raison au final...Je me suis toujours posé la question... » « Je t'arrete tout de suite...tu ne l'es pas du tout et tu aimes beaucoup trop souffrir pour! »... et on s'est mis à rigoler comme des cons, tout fort, la rue deserte, et les chiennes savantes de pigalle qui dorment déjà.



La porte a claqué derrière moi, le silence dedans. Juste la lumière du repondeur qui s'etait mise à clignoter dignement, Marie, encore....bien sûr. Toujours. J'ai hésité un instant. Et la touche rappel enfoncée. Une sonnerie. Deux sonneries. Trois sonneries. Sa voix qui m'arrivent. Le silence. Se trouver con. Et bafouiller enfin quelques mots. « Bon...bonsoir, euh, je vous appelle because depuis quelques temps, vous me laissez des messages...c'est un peu ennuyant...non pas vos messages, hein...juste parce que je crois que je vous connais pas. Ça me perturbe. Vous voyez quoi? Surtout que vos messages sur mon portable ET sur mon fixe, ça m'intrigue.. » Le petit silence. Et un grand rire énorme comme un baobab (si si ça existe!). « Han, mais tu te fous de moi? C'est ça? T'as encore bu comme un ours toi!!! » Je ne comprenais plus rien, là enfoncé dans mon fauteuil, les elephants valsant dans mon esprit...qui est elle... «  Bon, bon c'est vraiment très ennuyeux tout ça....je ne vous connais pas... » Un silence, encore. « Moi je te sais! » Et qu'elle raccroche ensuite....Le vague absolu. Mon petit esprit et la tequila qui s'est remise à emporter cette tempête en moi, ce non sens de la vie, cette mélancolie qui me colle au corps depuis toujours, cachée derrière ma cwonnerie. Comme quoi je me suis jamais senti adapter à la vie que je mène. Trop petit tout ça. Et je me suis mis à chialer, chialer tout entier. Et sans cesse. Je pissais des larmes sur le bouquin que j'avais essayé d'ouvrir juste avant, à vouloir tout arrêter. Net. Secher le machin. Et me relever. Mais rien n'y a fait, tout ça a continué. Flux ininterrompu de ce temps qui manque. Le sursaut dans mes yeux embrumées. La sonnerie du telephone. Que je decroche...alors. Elle bien sûr. « Douce nuit mon cher » voilà tout, rien que ça . Et raccrochée. M'endormir assomé et bavant devant le televiseur.


Deguelasse en tout. En rien. Les barbares peuplant mes rêves. L'invasion pourtant si belle.



Je suis arrivé le lendemain avec un ptit quart d'heure de retard, mon super chef m'a enguelé. Je lui ai rigolé dans les narines. Et ai été vomir ensuite. J'étais là, devant une vielle horrible, bien repugnante, à ne pas l'ecouter, en rien. « Excusez moi madame... je vais pas pouvoir vous aider, je suis chauve. » Son regard destructeur. Et j'ai sauté par dessus mon tit comptoir. Courru...énorme! Jusqu'à l'epuisement. Jusqu'à me retrouver en ouzbekhistan. Enfin si j'avais pas telephoné avant de partir à cette fameuse Marie, en lui donnant rendez vous dans 10 minutes dans le rayon boucherie du super U de mon quartier.

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La vie de Pierre (la suite) - Dimanche 20 Avril 2008 à 21h03



 


Aujourd'hui c'est Michel de la Roche-Mottet qui s'est pointé, il ne comprenait pas pourquoi il avait pas reçu le colis qui devait recevoir. Je lui ai dit, qu'il fallait être patient, avec les soucis de transport en ce moment, le manque d'effectif et tout le tralala. Il m'a remercié, tout de même, et est parti en marmonnant quelques insultes contre le Service Public. A midi, j'ai laissé Bertrand pour aller dejeuner avec Jean à la brasserie Farfalle. Jean est styliste chez H&M, la mode pour tous, c'est globalement lui. La bouteille de wattviller, entre nous, et à me raconter le stagiaire rencontré. Un jeunot qui ne sait pas encore qu'il est de la manchette. C'est ce qu'il m'a dit. Sa capacité, à reconnaitre qui est gay et qui ne l'est pas, c'est pas rien, pas rien du tout, même. On se donnera rendez-vous Samedi, à 14heures, place d'Italie, du lourd, qu'il m'a promis. Bertrand, est toujouts assis, de la même manière, à croire qu'il n'a pas fait un geste depuis deux heures, figé, raide comme un Ken. Mais, faudrait que je racontes, comment? Comment, je suis passé de correcteur à receptionnaire de La Poste. Si, si ça vous intéresse.Je fus donc, dix années durant, correcteur aux éditions Fleurus, section cuisine. Vous voyez le genre, quoi. J'ai adoré cela, au final, aussi, un certain temps, pas trop spirituel, pas trop contraignant. Toujours les mêmes fautes, toujours la même syntaxe, Eplucher les oeufs, et faire bouillir les carottes, ou l'inverse. Je ne sais plus. Mais c'est un vrai boulot, tout de même, ne vous moquez pas. Et puis, bien payé et tout en plus. A l'époque, on était en pleine croissance, tout le monde voulait être Boccuse, ou Loiseau, même les étudiants en philo, c'est dire. Et le drame arriva, soudain, la cuisine ne se faisait plus, elle s'achetait, en surgelé, dans des poches de 2kilos.Je peux l'affirmer, de suite, Marie m'a tuer. Ou m'a sauver, c'est un peu la même chose au final. Toujours est il que je me suis retrouvé licencié économique. Hop, mon ptit carton, sous le bras, des petites indémnités tout de même. J'envisageais à l'epoque, deux solutions, soit faire streap teaseur dans un bar gay, soit me chercher un boulot, aussi minable soit il. Etant donné, mon physique non-avantageux, j'ai opté pour la deuxième solution. Et me voilà, cet après-midi, avec Bertrand. Une vie passionnante. Et enrichissante, aussi. D'ailleurs, Bernard Menez est revenu. Pour renvoyer le colis, qu'il avait reçu, " Il y a du avoir une erreur, euh....parce que le colis là...enfin ce qu'il y a dedans...enfin, je n'ai jamais commandé, cela, moi" Et il sort, de tout cela, une tenue en cuir, avec des menottes, et tout le tintouin. On a ri, au moins, pendant 1 minute, du coup, Bertrand aussi. Il est drôle, en fait, Menez, et tout. Que je me reveilles, un peu, de tout cela, de tout ce bwodel, dans mon ptit appartement, un Dimanche matin. Il ne m'avait pas menti, le con de Jean, c'est le moins qu'on puisse dire, en réalité. A gueuler pour la culture street, des cracheurs de feu, des jongleurs, des skaaaaaaateurs wesh wesh, des graffeurs sur corps, des pizzaïolo qui se sont planté de manif', et le bazaar énoooOOorme des militants de la tecktonic. Tout cela, il y en avait du mouvement, et du génie. Pas trop loin de la révolution, en tout cas. On s'est retrouvé, d'un coup, un seul... au petit soir, droit, devant un mur, immense, et effrayant. Des hommes cagoulés et tout et tout. Avec des matraques. Et des boucliers anti-missile ou presque. Ils voulaient qu'on s'en aille, qu'on se disperse. Première sommation. On a gueulé et chanté encore plus fort. Les cracheurs de feu, devant, les danseurs fous ont arrêté leurs sonos, ont arrêté de danser, et ont surtout degarpis comme pas deux, les djeun's. Nous, nous étions, au sommum, au nirvana du manifestant, l'eden de la CGT spectacle, Et si il faut se sacrifier, on le fera. Avec le recul, d'aujourd'hui, nous étions tout simplement un peu saoul.Deuxième sommation. On a commencé à gueuler, bien plus fort, en pleine frénésie, les gens huaient, les passants ne faisaient pas long feu, la trouille qu'ils ont eu, la petite vieille avec son caniche jouflu et peint en vert, s'est evanouie. A charger. Et ils se sont rapprochés, les cracheurs s'en donnaient à coeur joie, de la lumière, des contrastes superbes, et le reflet de tout cela, sur leurs boucliers. En pleine admiration, quelques secondes. Puis, plus grand, chose, des gens à crier, moi, avachi sur le sol, des jambes à me pietiner, des coups sur mon pov' ptit dos. Putain, qu'est ce qu'on se sent seul dans ces moments. Comme un con. Les CRS se taisaient mais avancaient, nous nous guelions encore, mais nous ne faisions plus que du surplace, ou pour les plus debouts, de la marche arrière. Ils n'ont pas hesité, du tout.








Les cracheurs ont arrêté de cracher, et les jongleurs de jongler. J'ai retrouvé un pizzaiolo, un peu k-o, au sol, pas loin de moi, il me regardait, avec ce ptit air..."Mais qu'est ce que je fous là??". Bien amoché, lui aussi. Pas pour essai, du tout. Les deux autres apôtres, là, ils étaient encore debout, je les apercevais, de temps à temps, à essayer de resister, de lutter, de se frictionner, un peu avec les schtroumphfs.Au final, ça s'est calmé enfin, un peu, mais bon sang, pas loin de la révolution, je vous dis, moi. Jean et Simon, se sont foutus de moi, que j'étais pas trop resistant, tout de même. Et on a retraversé Paris, underground, les gens à me devisager, enfin surtout ma chemise, pleine de sang, et toute cra-cra. Je souffrais, pas trop, fallait pas non plus en faire un drame, surtout, quand le médecin, là, a voulu venir, m'aider. J'ai pas supporté, je l'ai trouvé, con. totalement. Il faut toujours qu'il y ai un médecin, quelque part, pour vouloir sauver son prochain. M'enerve. La devotion, absolu. J'ai jamais su, si c'etait vraiment altruiste, ou juste pour se faire admirer, pour faire un truc bien, et tout et tout. C'est ça, qui m'enervait.Bref, me voici, un café immense, une douche gigantesque, Marie m'a laissé un message sur mon répondeur. Je ne connais pas de Marie. Elle me dit que la soirée au Queen était sensas', qu'elle n'a pas encore dormi, tellement c'etait bien. Bisoux mon pot de fleur. J'ai rien compris, un faux numéro...enfin, elle a du entendre mon nom, tout de même. sur l'annonce. Ou alors, elle est conne, cette Marie, va savoir, je ne comprenais plus grand chose en fait. Et cette voix, si familière. Bah, tout de même. J'ai réussi à emmerger, un peu. Et me suis rendormi, d'un coup. Sur mon canapé. Je n'irai pas à la messe, aujourd'hui, excusez moi, Monsieur le bon D. Lundi matin, j'aime bien, je suis seul, Bertrand ne travaille pas. Comme ça, j'ai le temps de me prélasser un peu, sans pour autant me sentir coupable. Toujours est il, que j'avais toujours ce colis-là, pour de la Roche Mottet, qui allait sûrement repasser, ce con. Alors, je me suis decarcassé pour remettre le tout dans un carton, bien comme il faut, avec son adresse et tout et tout. J'ai bien fait, il est arrivé, à 10h32, l'air sévère, le regar furax, enfin la totale, il m'a enguelé pendant 3 minutes, sans que je puisse placer un mot. C'est toujours comme cela, les bourgeois, ils se sentent obliger de ne pas vous laisser parler, pour l'air supérieur, surtout quand on commande des tenues en cuir, et menottes. J'ai souri, un peu tout de même, enfin, pas longtemps, ça me tiraillait un peu sur le visage. Il le savait pas lui, Bernard Menez. Je lui ai fait signé, le reçu, il a pris son colis, et hop, disparu, ni merci, ni au revoir, c'est comme cela, les bourgeois, ils se sentent obliger de vous mépriser. Ca doit pas toujours être facile, vous me direz. Pas une sinécure, loin de là même.


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